Vote blanc : mon opposition

IMG_5079A l’occasion d’une interview avec un journaliste de France Inter, j’ai rappelé mon opposition au vote blanc.

L’abstention est incontestablement l’un des symptômes les plus caractéristiques de la crise que traverse la représentation politique. L’exercice du droit de vote étant au cœur de la légitimité de nos institutions, l’abstention, désormais récurrente, constitue un véritable affaiblissement de notre démocratie.

L’introduction du vote obligatoire à toutes les élections nécessite la comptabilisation du vote blanc dans les suffrages exprimés afin de donner plus de poids à cette « abstention civique » mais également l’inscription automatique de tout citoyen sur les listes électorales. Le vote obligatoire n’est nullement le seul ou le meilleur moyen de faire baisser l’abstention dans une démocratie. L’abstention est un terme qui recouvre en effet différentes réalités et des visages multiples.

Contraindre à voter, c’est aussi renoncer à convaincre. Ce n’est pas avec l’obligation de vote qu’on luttera contre l’abstention, c’est en étant aussi plus efficace. Se retrancher derrière une reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé est une forme de démission. C’est tirer un trait définitif sur le combat républicain de la reconquête du citoyen. J’y vois un affaiblissement de la démocratie et une dévaluation du rôle des citoyens dans les choix politiques.

Reconnaître le vote blanc comme suffrage exprimé créerait un déséquilibre et conduirait à des dérives, au premier rang desquelles une remise en cause de la légitimité des élus. En effet, si le vote blanc est reconnu comme exprimé, on aura des élus désignés avec des scores faibles, sans majorité absolue, ce qui les affaiblira grandement, car leur légitimité sera sans cesse remise en cause.

C’est pourquoi il me semble raisonnable de ne pas instaurer le vote obligatoire et ne pas comptabiliser les votes blancs dans les suffrages exprimés. Le risque étant de donner un sens aux votes blancs qu’ils n’ont pas, voire d’encourager les électeurs indécis ou mécontents à voter blanc et ainsi d’amoindrir la légitimité du vote.

Le Conseil Municipal de Toutlemonde a visité l’Assemblée Nationale

J’ai reçu aujourd’hui à l’Assemblée Nationale les élus de la mairie de Toutlemonde.

Ils ainsi ont pu réaliser une visite du Palais Bourbon avec un guide conférencier : Salle des pas perdus, bibliothèque de l’Assemblée, l’hémicycle… Cette rencontre a été aussi l’occasion d’évoquer la fonction de député, le fonctionnement législatif de l’Assemblée Nationale.

IMG_5079   IMG_5076

IMG_5111    IMG_5112

IMG_5098   IMG_5071

IMG_5110   IMG_5081

Funérailles de F Castro : Déclarations de S Royal

Les élus de la Tessoualle à l’Assemblée Nationale

Ce Mercredi 30 novembre, les élus du Conseil Municipal de la Tessoualle, ont visité l’Assemblée Nationale à mon invitation.

Ils ont ainsi pu découvrir le Palais Bourbon et notamment, la salle des Pas Perdus, la Bibliothèque dont le plafond a été peint par Eugène Delacroix ou encore l’Hémicycle qui accueille la représentation nationale.

Les élus ont pu assister à une partie de la discussion portant sur la proposition de loi instituant les funérailles républicaines, qui suscite de nombreuses interrogations tant sur sa pertinence que sur sa définition : qu’entend-on par le terme « salle municipale adaptée » ?

 image    image

IMG_0404    image

IMG_0392    0406

 

 

 

 

 

La question de l’ASPA

J’ai attiré  l’attention de Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le versement aux étrangers de l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA).

Un certain nombre de français s’étonnent du versement d’une allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) à des étrangers n’ayant jamais travaillé en France.

Le déficit de nos comptes sociaux  impose que nous limitions le versement de l’ASPA à tous ceux qui peuvent justifier d’avoir travaillé en France.

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) (remplace le minimum vieillesse) est un avantage non contributif accordé aux personnes âgées qui remplissent à la fois des conditions d’âge, de résidence stable et régulière sur le territoire national et de nationalité française ou, pour les étrangers, de régularité du séjour en France.

Cette allocation permet de garantir un niveau de ressources minimal aux personnes âgées de soixante-cinq ans ou plus n’ayant pas suffisamment cotisé aux régimes de retraite au cours de leur carrière afin de bénéficier d’une pension de retraite supérieure à un certain seuil.
Les étrangers peuvent également bénéficier de l’allocation de solidarité aux personnes âgées s’ils se trouvent dans l’une des conditions suivantes :
– soit détenir depuis au moins dix ans un titre de séjour autorisant à travailler ;
– soit être réfugié, apatride, bénéficier de la protection subsidiaire ou avoir combattu pour la France ;
– soit être ressortissant d’un État membre de l’espace économique européen ou suisse.

Je lui ai demandé si elle envisageait de limiter le versement de l’ASPA à ceux qui peuvent justifier d’avoir travaillé en France.

Voici sa réponse :

L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est un avantage non contributif accordé, sur demande, aux personnes âgées qui remplissent à la fois des conditions : – d’âge : l’allocation est versée à partir de l’âge de 65 ans, ou à partir de l’âge légal de départ en retraite dans certains cas (inaptes au travail, anciens combattants …) ; – de résidence stable et régulière sur le territoire national : une présence effective en France de plus de 6 mois sur l’année civile est requise ; – de nationalité française ou, pour les étrangers, de régularité du séjour en France ; – de subsidiarité : l’allocataire doit au préalable avoir fait valoir l’ensemble des droits qu’il tient auprès des différents régimes de retraite auxquels il a cotisé ; – de ressources : le plafond mensuel de ressources pour bénéficier de l’ASPA, ainsi que son montant mensuel maximal, s’élèvent, actuellement, à 800 € par mois pour une personne seule et à 1 242 € pour un couple.
L’ASPA est donc attribuée comme une allocation différentielle dans la limite du plafond de ressources précité. Pour bénéficier de l’ASPA, un étranger doit se trouver dans l’une des conditions suivantes : – soit détenir depuis au moins 10 ans un titre de séjour autorisant à travailler ; – soit être réfugié, apatride, bénéficier de la protection subsidiaire ou avoir combattu pour la France ; – soit être ressortissant d’un Etat-membre de l’Espace économique européen ou suisse.

Contactez Gilles Bourdouleix