19 avril 2017 GB

Présidentielle 2017 : Le choix de la France

Dans le sprint final, apparaît une bande des quatre qui nourrit une réelle incertitude sur le scrutin du 23 avril. Qui sera qualifié au soir du premier tour ?

Marine Le Pen semble depuis des mois tenir la corde pour une place de finaliste. C’est ce qui explique que les partis dits de gouvernement ont organisé des primaires dont le bilan méritera sans doute d’être évalué avant 2022. On peut raisonnablement penser qu’elle ne peut gagner l’élection. C’est l’orientation constante des sondages quel que soit son adversaire. C’est aussi la logique de son incapacité à rassembler. On ne peut souhaiter sa victoire. Si elle aborde des questions sociétales qui préoccupent logiquement les français, elle n’a pas de programme économique fiable. La sortie de l’euro a minima, le Frexit éventuellement sont des voies sans issue. Réformer l’Europe, redonner le pouvoir aux politiques c’est-à-dire à la démocratie, nettoyer la technocratie aussi néfaste à Bruxelles qu’à Paris sont des priorités. Mais quitter l’Europe quand on en est un Etat fondateur est un miroir aux alouettes.

Jean-Luc Mélenchon peut-il créer la surprise sur la ligne ? Où en est la France, où en sont les français pour placer à près de 20 % un gauchiste révolutionnaire qui ne cache pas son admiration pour Castro et Chavez ? Son programme est un délire. Il est inapplicable. Il signerait la faillite de la France. Ses qualités de tribun sont incontestables. Mais le meilleur bonimenteur du marché n’a pas forcément un produit efficace à vendre. Il suffit de retracer la carrière de Mélenchon pour comprendre qu’il est le contraire de ce qu’il prétend. Il a fait une carrière classique profitant de tous les mandats et fonctions avant de trouver un fonds de commerce qui le propulse dans la lumière qu’il aime à l’occasion des élections présidentielles. Marginalisé au sein du Parti Socialiste, il jouit d’en être l’ultime fossoyeur en reléguant Hamon à moins de 10 %.

En réalité, il ajoute son nom à une liste déjà riche sur laquelle un individu cumule les rôles de traître et d’imposteur. Le lecteur aura reconnu Macron. C’est depuis des mois ma bête noire. Je l’accuse d’avoir avec le soutien de Hollande et de sa clique de l’Elysée et de Bercy, Jouyet en tête, créé les conditions d’une dérive fascisante de notre République. N’est-ce pas la définition des manoeuvres qui consistent à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens alors que l’expression de la démocratie est défavorable ? L’opération ignoble contre François Fillon avec la complicité de la presse et du système judiciaire en est l’illustration. Le fond importe finalement peu. Le seul élément qui compte est le moment. Pourquoi un dossier, qui peut légitimement poser des questions, est-il sorti maintenant alors qu’il court sur un quart de siècle et que dans cette longue période François Fillon a occupé tous les postes jusqu’à traverser un quinquennat à Matignon ?

C’est à l’évidence un coup monté pour favoriser l’escroc Macron qui est le rejeton avili du jouisseur cynique Hollande. Ce dernier conscient qu’il ne pourrait pas être réélu après son mandat calamiteux a organisé l’opération Macron pour faire un bras d’honneur aux candidats potentiels du Parti Socialiste : Valls à la primaire, ce Premier Ministre qui l’a poussé vers la sortie, puis Hamon symbole des frondeurs qui ont pourri son quinquennat.

Il ne restait qu’à éliminer le candidat de la droite et du centre qui ont gagné toutes les élections depuis 2012. Impossible à la loyale. Jadis, François Fillon aurait fini comme le duc de Guise, assassiné derrière une tenture. A défaut de dagues acérées, on a trouvé le « Pénélopegate ». On a même poussé jusqu’au sacrifice rituel en égorgeant sur l’autel Bruno Le Roux. Député depuis des années, Président du groupe socialiste pendant quatre ans et demi, nul n’avait relevé qu’il avait employé ses filles adolescentes. Petit dossier en réserve des fachos de l’Elysée. Discours officiel : « les médias et la justice sont équitables. Mais nous sommes vertueux car Le Roux a démissionné aussitôt ». Bémol cependant. Quels médias ont évoqué depuis le dossier Le Roux ? Aucun. Quel juge a traité l’affaire en accéléré ? Aucun.

Pendant ce temps, Macron, l’inculte géographique qui croit que la Guyane est une île, l’inculte historique qui ose qualifier notre histoire commune avec l’Algérie de crime contre l’humanité, le truqueur qui présente des déclarations de patrimoine farfelues en toute impunité, l’imposteur qui joue la nouveauté alors qu’il porte une responsabilité majeure dans le désastre du mandat Hollande, le centurion d’une cohorte de soutiens qui s’apparente à un pitoyable ramassis de déchets de la vie publique qu’elle soit politique ou people, Macron écrirais-je a percé dans les sondages devenant le favori des médias qui sont entre les mains du couple énarchie-haute finance dont le candidat d’En Marche est la créature écœurante.

Oui j’accuse cette opération de n’être qu’un relent fasciste.
L’extrême droite, l’extrême gauche, le fascisme : triste avenir pour la France.
Le seul choix pour la France est François Fillon.

J’ai la plus grande liberté pour l’affirmer. Je n’appartiens à aucune écurie. Mon indépendance est ma richesse. J’avais choisi François Fillon aux primaires de la droite et du centre. J’avais proposé avant Noël par l’intermédiaire de Bruno Retailleau d’apporter ma modeste contribution à la campagne. J’attends toujours la réponse. J’ai été troublé par le fond des affaires qui ont frappé François Fillon même si la forme m’a révolté. Je l’ai exprimé en toute indépendance.

Mais j’ai la conviction que le seul projet qui puisse redresser la France est celui de François Fillon, que le seul Président capable d’obtenir une majorité parlementaire permettant la sérénité politique et institutionnelle est François Fillon.

A l’heure où j’écris, Le Pen, Macron et Fillon se tiennent dans les sondages en un point. Le Pen et Fillon sont les deux finalistes dans les projections du site Québécois qui a donné le Brexit, Trump et les vainqueurs des primaires en France, contre l’avis des sondeurs.

Rien n’est joué.
La mobilisation doit être totale.
Exit les états d’âme.
Il faut choisir la France.
Il faut voter François Fillon.

 

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